L'autre histoire avec Philippe Meyer : le Nouvel Esprit Public ne se finance plus avec l'argent public

lundi 6 novembre 2017 :: perrick :: Connexe(s) :: aucun commentaire :: aucun trackback

Il y avait donc une autre histoire avec Philippe Meyer, il est plus que temps d'en parler. Plus que temps puisqu'il ne reste plus qu'une poignée d'heures pour financer son Nouvel Esprit Public. Je viens enfin de le faire parce que 1/ il a compris quelque chose du numérique (en peau de caste, des pages éparpillées sur différentes plateformes comme autant de cailloux blancs, une campagne de financement participatif, un site web pour retrouver un semblant d'unité) et du service public (un échange continue avec les auditeurs, une retenue sur les faits, un mélange d'humour et de bonhommie), 2/ j'ai longtemps regretté de ne pas avoir découvert cette émission plus tôt (elle est depuis devenu une des raisons de faire un petit tour en courant le dimanche soir), 3/ les invités préparent leur sujet, s'écoutent, se respectent et parlent sans crainte de la virgule (les gros yeux de Philippe Meyer suffisent visiblement), et 4/ l'hôte ne se lasse pas de distinguer éditorialistes et journalistes et de préférer aux commentaires convenus un résumé efficace des thématiques abordées.

Bien sûr les critiques ne manquent pas : des hommes ergotant sur les différentes nuances du "centre" à la française auront toujours besoin d'une Nicole Gnesotto pour montrer que les chemins démocratiques existent à gauche ou d'un Lionel Zinsou pour apporter une couleur moins franco-française aux débats. Mais j'espère que ma modeste contribution permettra aux émissions de l'été, de Pâques et de Noël de se poursuivre elles aussi : j'avais par exemple découvert Pierre Veltz et sa société hyper-industrielle ou Pascal Brice, directeur de l'Ofpra à ces occasions.

De nos footballeurs et de leurs dirigeants

jeudi 12 octobre 2017 :: perrick :: Connexe(s) :: aucun commentaire :: aucun trackback

En 2015, côté football, c’était la question d’un désenchantement pour la génération 1987 qui se posait. En 2016, changement de braquet : la génération 1993 tentait de s'imposer en Equipe de France; les 1997 s’offraient un championnat d’Europe; pendant que la génération 1998 profitait d’un portrait longitudinal du Monde, derrière la fusée M’Bappé. Pour la génération suivante, les premiers 2000, on peut déjà aller piocher dans l’exégèse des supporteurs. A la Fédération Française de Foot en tout cas le chemin est balisé : mini-Bleus, Bleuets puis Espoirs. Avec son lot d’éclosions non fédérales (pour ceux qui ne visiteront Clairefontaine que très tard dans leur carrière) et de déconvenues professionnelles (pour les blessés et aux « sans marge de progression »).

C’est cette même rigueur du renouvellement que j’ai découvert à travers la plume d’Alex Payette sur le site Asialyst.com : Chine : regards sur les dirigeants de demain. Les élites s’y distinguent par génération (notre cher président Macron aurait ainsi fait parti des 70后干部) et par rang (dans cette génération-là, les cadres plus « méritants » – 11 – sont au stade vice-provincial, pendant que la plupart – 256 – sont au stade préfectoral). Il est ainsi possible de suivre de l’extérieur les performances relatives des uns et des autres dans la quête du Bureau Politique du Parti communiste chinois. Les scrutateurs avisés iront jusqu’à déceler les affiliations des uns et des autres : Xi Jinping, Wang Qishan ou encore Hu Jintao ont chacun leur propre lignée.

Tout le monde n’a pas la chance d’avoir des quadras qui rêvent de casser les codes : la démocratie française a la vision long terme qu’elle peut… Les Chinois ont juste une parenthèse de deux siècles à fermer.

La démographie renversera trois tendances globales pluri-décennales : taux d'intérêt, inflation, inégalités

lundi 11 septembre 2017 :: perrick :: Connexe(s) :: aucun commentaire :: aucun trackback

De temps en temps, je découvre un papier suffisamment convaincant pour avoir envie de le partager. Parce qu'il est argumenté et défend une thèse peu orthodoxe. C'est le cas avec Demographics will reverse three multi-decade global trends de Charles Goodhart et Manoj Pradhan, chercheurs invités par la Banque des règlements internationaux.

As the world ages, real interest rates will rise, inflation and wage growth will pick up and inequality will fall.

La thèse tient en une ligne : avec le vieillissement du monde, les taux d'intérêt vont augmenter, l'inflation et les salaires finiront par suivre, et les inégalités par diminuer. Tout ça parce que les Chinois et les Européens de l'Est en âge de travailler commencent à se retirer du marché du travail mondial : les joies de la démographie appliquée à l'économie.

Ces raisonnements basés sur la démographie sont parfois étonnants : Emmanuel Todd l'avait utilisé pour déceler l'écroulement du monde soviétique, pour Malthus les prédictions se sont révélés moins intéressantes. Reste que le papier en question, plutôt léger en équations mathématiques, se lit plutôt bien et s'offre au passage une petite polémique avec Thomas Piketty. En tout cas le Daily Telegraph, lui, ne s'embarrasse par des demi-mesures dans son article sur cette théorie : La dernière fois que les serfs d'Europe se sont soudainement trouvés en grande demande a été après la Peste noire au milieu du XIVe siècle. Certains disent que cela a mis fin à la féodalité. Reste donc à savoir où il faudra en être dans l'avancement de la servitude avant que ces tendances s'inversent effectivement !

Longue vie au #MacronLeaks

lundi 22 mai 2017 :: perrick :: Connexe(s) :: aucun commentaire :: aucun trackback

La boule puante de la fin de la campagne présidentielle n'aura finalement pas fait pencher la balance. Mais avec le temps de la réflexion et des études, des pépites sortent peu à peu.

Il y a d'abord le très joli travail de visualisation réalisé par Alphoenix. Avec Python, Gephi ou OpenRefine, il obtient de beaux graphes et de belles images.

Au passage on peut voir la place centrale de l'Institut Montaigne dans le groupe d'expertise économique. Pas tellement un hasard pour un think-tank d'orientation libérale qui avait hébergé le mouvement de M. Macron au démarrage.

Toujours à partir des même sources, Mediapart nous offre une plongée pleine de macarons, de champagnes et de petits fours dans les délices de la levée de fonds de la start-up En Marche. Pas certains que les grands donateurs apprécient la mise en lumière...

Plus précise encore, l'enquête du Groupe Jean-Pierre Vernant : avec leur prisme d'universitaires, ce groupe jette une lumière crue sur le désastre qui vient au niveau des universités (un domaine que je côtoies un peu par amitiés interposées). Encore une fois, pas de révélation sulfureuse, juste la froide tristesse de l'exercice d'un pouvoir bureaucratique. Un univers bien traduit aussi par Yann Bisiou dans #MacronLeaks et ESR, chronique d’un rendez-vous manqué. Bien loin des aspirations du gemba.

Merci à toutes ces petites mains qui m'épargnent la lecture de ces Go de données ! Vivement la suite... D'ailleurs si vous avez d'autres pointeurs, je suis preneur pour enrichir ce billet.

Simone et les philosophes dans le top du classement des podcasts iTunes

mardi 9 mai 2017 :: perrick :: Connexe(s) :: aucun commentaire :: aucun trackback

Par convenance personnelle, Antoine avait demandé l'ajout du podcast de Simone et les philosophes dans iTunes. Peggy s'y est employée, probablement parce que la valeur perçue par le client est reine. Le premier effet de bord n'a pas tardé à apparaître : des commentaires d'inconnus sont apparus sur la plateforme d'Apple.

Et le deuxième date de ce matin :

Classement iTunes des podcasts en philosophie

Une place dans un classement (celui de Okihika) parmi les deux meilleurs podcasts de philosophie en France et dans un autre (celui d'Apple) dans le top 3. Et tout ça au bout du deuxième épisode, ça se fête ! Bravo et longue vie à Simone...

Quand un mathématicien pleure de ses modèles

vendredi 24 mars 2017 :: perrick :: Connexe(s) :: aucun commentaire :: aucun trackback

Voir un mathématicien pleurer.

George Papanicolaou, spécialiste des mathématiques financières, pleure.

Non pas la perte d’un être cher, mais bien à cause de la mathématique elle-même. Tel est l’image que donne George Papanicolaou de sa discipline : prise dans les mailles de la finance néo-libérale, elle aura été capable de sécuriser tout le monde tant que « ça allait » et malheureusement incapable d’alerter nos dirigeants du risque systémique. Si vous n’avez pas vu Comment j'ai détesté les maths, il est peut-être encore temps; même si le documentaire date de 2011, il résonne encore en 2017. Il résonne d’autant plus pour moi que j’ai fait des études de mathématiques. À Londres. Entre 1995 et 1999. Et que ce « monde de la finance » a probablement embauché plus de la moitié de ma promotion.

Paul Jorion, celui là même qui nous invite désormais à se débarrasser du capitalisme car c’est une question de survie, a déjà bien identifié l’effet de fronde de cette finance-là : un « système qui génère de nouvelles aristocraties, ces 1% de la population qui détiennent 40% des richesses, et qui sont devenus un obstacle à la réforme du système ». Il nous invite désormais à soustraire l’argent de ce système dompté par les mathématiques financières. D’après lui, le revenu universel ne ferait qu’aggraver les choses : « 90% des sommes qu’on distribuera se retrouveront dans le coffre des banques », libre ensuite aux banquiers de trouver les équations pour en détourner - à leur profit - le maximum, sous couvert d’une assurance personnalisé par exemple.

[Sa] proposition alternative, c’est d’étendre la gratuité. On peut revenir à une santé et une éducation gratuite, et développer la gratuité de l’eau, des transports publics, et d’une alimentation de base. Ce qui ne représenterait pas des sommes considérables, serait à l’abri de la prédation des banques, et irait à l’encontre du consumérisme – contre lequel un revenu universel ne serait pas protégé.

Le aikishugyosha(élève en aikido) que je suis devenu l’année dernière apprécie. Relâcher en souplesse et proposer de la légerté pour retourner l’agressivité d’un adversaire, c’est délicat et redoutable à la fois. Et au passage ça rapproche des mathématiques, par la voie de leur élégance et de leur beauté.

Le Revenu de Base est une super solution. Mais à quel problème ?

vendredi 3 mars 2017 :: perrick :: Connexe(s) :: 2 commentaires :: aucun trackback

Lors de la consultation pour choisir un candidat citoyen à l'élection présidentielle de 2017 via LaPrimaire.org, j'ai été surpris par une réponse de Nicolas Bernabeu sur ce fameux revenu de base.

Ce médecin corse de 31 ans - très diplômé et visiblement plutôt à gauche - propose un revenu de base pour « simplifier les systèmes économiques et sociaux », éviter les taxes (plus de CSG, plus de CRDS, etc.) et les allocations (familiales, chômage, maternité, etc.) tout en assurant nourriture, logement, santé pour une somme comprise entre 1250 pour ceux qui ne peuvent pas travailler et 850 euros par mois pour les autres.

Imaginons certains conséquences de ces cas précis :

Qui est prêt à perdre une partie de ses revenus, gagés sur le socle de notre contrat de société (la solidarité nationale), pour un revenu de base comme celui-là ? Pas une majorité de Français, je le crains. Vous me rétorquerez bien évidemment qu’il y a d’autres formules possibles. Vous auriez raison… Mais au juste à quoi servirait ce revenu de base ? Car la véritable question est là. Et malheureusement elle est absente de bien des débats.

A-t-on peur de la disparition du salariat, emporté par des robots ? De l’empilement administratif qui se complexifie à chaque législature ? Des inégalités toujours croissantes, renforcées par des politiques de dumping chez tel ou tel voisin ? Des loyers trop élevés en ville, devenus des barrières insurmontables de l’ascenseur social ? De la fin des retraites par répartition, après les écrêtages forcés des modèles par capitalisation ? De la disparition des solidarités nationales, européennes ou mondiales ? Des mutations incontrôlées du capitalisme contemporain ? D’autre choses encore ? De tout cela à la fois ?

Mon impression tenace est que le revenu de base est devenu un mot qui obscurcit le débat, qui empêche de se poser les bonnes questions. Une impression partagée visiblement.

Les robots qui pourraient fabriquer puis conduire des camions ? Bien sûr que j’en veux plus : les boulots pénibles et répétitifs, en 3x8 ou loin de chez soi doivent devenir une chose du passé. Et si on en profitait plutôt pour passer d’abord à 32h, puis à 28h.

Les procédures administratives contraignantes ? Oui bien sûr - et tout de suite même - s’il s’agit de protéger mes filles des perturbateurs endocriniens : visiblement l’Union Européenne préfère pour le moment faire passer le profit d’industriels en priorité. Et pour ceux qui en veulent moins, je suis prêt à être beta-testeur sur le prélèvement de mes cotisations d’indépendant à la source qui permettra en plus à l’État de pré-remplir ma déclaration d’impôts. On a des équipes minuscules au sein de beta.gouv.fr alors qu’on peut imaginer y améliorer des services existants et même en créer des nouveaux.

La fin du travail ? Visiblement Google a encore besoin d’un paquet d’ingénieurs pour détecter les commentaires haineux et la France pourrait créer un million d’emplois supplémentaires pour répondre aux enjeux écologiques, sociaux et économiques de la Transition. On a encore de la marge.

Les inégalités astronomiques ? Alors même que les sirènes du dumping fiscal promis par le Royaume-Uni commencent à se faire entendre, on pourrait commencer par une harmonisation fiscale.

Le capitalisme contemporain, hiérarchique, vectoraliste et anti-régulation ? La crise écologique nous fournit les détracteurs attendus et affutés (les affairés de gros sous), des alliés inhabituels (les peuples autochtones) et un levier encore plus puissant (le changement climatique) : c’est en tout cas la thèse - très argumentée - de Naomi Klein dans son dernier ouvrage Tout peut changer : Capitalisme & changement climatique.

Bref avant de faire passer notre si chère Sécu par pertes et profits, il faudrait peut-être vérifier qu’on ne détient pas juste une balle d’argent.

La France a un gros handicap : la puissance de ses institutions

lundi 13 février 2017 :: perrick :: Connexe(s) :: aucun commentaire :: aucun trackback

De temps en temps, je découvre une phrase qui percute. Parce qu'elle va au contraire de la vulgate du moment et parce qu'elle fait écho à un sentiment diffus qui se dissipe grâce à elle.

[La France] a un gros handicap : la puissance de ses institutions. Les institutions sont fondamentalement conçues pour apporter de la stabilité au système. Tout au plus elles peuvent l’adapter à la marge, mais en aucun cas modifier ses fondamentaux. Elles ont été notre force. Il ne s’agit pas de les faire exploser car elles doivent continuer à assurer leurs missions durant la décennie de transition que nous allons vivre.

Cette fois donc, elle est écrite par Geneviève Bouché (futurologue) dans sa dernière publication : Bien voter – la transition démocratique. Disponible en Creative Commons, cette note a le mérite de poser de bonnes questions pour les échéances électorales du moment bien sûr mais surtout pour le futur que nous pouvons souhaiter. Surtout si on veut s'épargner la bonne guerre, celle qui remet tous les compteurs à zéro (ou presque).

Petit pas pour moins de Twitter

vendredi 16 septembre 2016 :: perrick :: Connexe(s) :: 2 commentaires :: aucun trackback

Tout à commencé quand je me suis rendu compte que les tweets les plus intéressants d'Adrienne Charmet étaient en fait l'excellent travail effectué au sein de La Quadrature. J'ai donc appuyé sur deux boutons : "Se désabonner" sur Twitter et "Flux RSS" sur La Quadrature du Net. L'exemple de Pascal Martin était encore plus éclairant : son flux Twitter est presque exclusivement composé de renvois vers son blog, une source ô combien précieuse pour le développeur PHP que je suis. Mais le fin du fin dans ma timeline, c'était le compte de Nicolas Colin : cette fois le flux est composé de liens vers son espace Medium ET de retweets de ses lecteurs. Or ces derniers m'intéressent moins. Et heureusement Medium aussi propose encore des flux RSS.

Je me permets de citer ces trois noms parce que j'apprécie fortement leurs travaux respectifs. Et j'espère qu'ils ne m'en voudront pas d'avoir arrêter de les suivre sur Twitter. Je continuerai de les suivre attentivement via mon vétéran Feed on Feeds. Il fait l'affaire en matière de veille. Et tant pis pour les concours de statistiques, de métriques et autres données quantifiables.

J'en profite au passage pour renvoyer à une très bonne chronique - encore - de Xavier de La Porte sur le sujet : Pourquoi cesse-t-on de suivre quelqu'un sur Twitter ?

PS : oui, une fois que ce billet sera public, j'en profiterai pour lui faire une petite interpellation sur Twitter ;-)

Quelques "vieilles notes" sur l'Angleterre du GEAB

lundi 27 juin 2016 :: perrick :: Connexe(s) :: aucun commentaire :: aucun trackback

Depuis plusieurs années, je suis abonné à la revue GEAB (un think-tank lancé par l'initiateur du programme Erasmus, pro-européen, pro-BRICS et qui fait des analyses mensuelles de grande qualité). En ces temps de Brexit consommé, voici un petit extrait qui date de 2014.

L’appauvrissement considérable de la société britannique du fait d’un plan d’austérité à faire pâlir ceux de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne combinés, son recul stratégique majeur en raison de la perte de son statut de trait d’union entre l’Europe et les États-Unis du fait de sa marginalisation européenne, les attaques sur sa place financière du fait de tous les processus décisionnels régulatoires en cours, la perspective d’une dislocation du Royaume avec le risque très concret de séparation de l’Écosse en septembre 2014, la présence désormais d’une communauté immigrée nombreuse et mal intégrée comme conséquence d’une politique de main-d’œuvre à bas prix menée dans les années 90-2000... tout cela crée un contexte politico-social explosif dont l’UKIP tient la clé : il peut mettre le feu aux poudres, ou bien calmer le jeu en échange d’une évolution de la politique gouvernementale dans son sens. Demande expresse ou non, le gouvernement adopte de facto peu à peu une ligne politique cohérente avec les demandes de l’UKIP dont les maîtres-mots sont europhobie et xénophobie.

Et la petite note qui éclaire d'une lumière plus crue encore le ton du début outre-manche et ses dérives :

Le rôle éminemment positif et glorieux joué par l’Angleterre lors de la dernière Guerre mondiale a empêché ce pays d’effectuer le travail auquel se sont livrés les autres Européens, et en particulier les Allemands, par rapport à leur responsabilité collective dans la montée des totalitarismes en général et du nazisme en particulier dans les années 30. En l’absence de toute remise en question, on peut dire de manière caricaturale que les Anglais ont passé 70 ans à se croire génétiquement bons ; c’est ce qui les rend extrêmement dangereux dans le contexte de crise actuelle.

On est loin des Swinging 60s ou de la Perfect City des années 1990.

Réseau chinois dans les distributeurs

jeudi 20 août 2015 :: perrick :: Connexe(s) :: aucun commentaire :: aucun trackback

J'ai découvert hier un nouveau logo sur un distributeur : Union Pay.

Logo Union Pay

Il trône désormais à côté de Visa et MasterCard sur l'écran du Crédit Agricole. Visiblement ça date un peut (2006 d'après Wikipedia avec des évolutions en 2012). Et ce n'est pas tout, en 2015 le site annonce toujours une bonne année 2013 !

Page d'accueil d'UnionPay en France - 08/2015

J'imagine qu'ils ont d'autres problèmes à l'heure où la bourse chinoise fait le yo-yo.

Pomme de reinette et pomme d'api

samedi 30 août 2014 :: perrick :: Connexe(s) :: un commentaire :: aucun trackback

Bien sûr tout le monde connaît la suite:

Pomme de reinette et pomme d'Api
Tapis tapis rouge (...)

Après l'avoir chantée si souvent, c'est bien cette formule que je lisais régulièrement avec Madeleine dans son petit livre "Petites comptines pour grands tableaux". Et puis la lumière fut...

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Une trace de kanbans dans la vie d'avant

jeudi 10 avril 2014 :: perrick :: Connexe(s) :: aucun commentaire :: aucun trackback

J'ai eu l'occasion de visiter la semaine dernière le futur "campus de l'innovation" sur le site d'Euratechnologies : quatre grandes halles pour accueillir des formations à la carte (entre autres) à partir de 2017. D'ici là il reste du boulot pour aménager le site Netten.

J'y ai découvert entre autres que les kanbans ne sont pas une balle en argent ;-)

Même si leur usage continue chez No Parking...

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Nouveau design pour Boot in Lille

mercredi 26 mars 2014 :: perrick :: Connexe(s) :: 6 commentaires :: aucun trackback

Après 4396 emails envoyés, il était temps de relooker Boot in Lille. Merci donc à Mr Rayures - alias François Leproust - pour le boulot de design et l'intrégration HTML. Ainsi qu'à Manon, en stage chez No Parking, pour la mise en place côté serveur.

Rappel : Boot in Lille est un service qui se propose d'envoyer par email tous les lundis matin une compilation avec tous les évènements Tech / Design / Businness sur la métropole lilloise.

Décortiquer Internet avec des lunettes de médiévistes

vendredi 31 janvier 2014 :: perrick :: Connexe(s) :: aucun commentaire :: aucun trackback

Je vous invite - une fois n'est pas coutume - à écouter une émission de radio : Des Cisterciens à Google : le regard d'un médiéviste sur le numérique. Patrick Boucheron, historien médiéviste, y décortique les pratiques et les discours autour d'Internet et du Web. Bien sûr la pratique universitaire y tient une place de choix, mais son explicitation de la tension entre le "règne de l'auteur" et le "partage contributif" me semble très féconde. A garder en mémoire pour comprendre Wikipédia, les logiciels libres, ces scientifiques du CERN qui co-signent à plusieurs centaines leurs papiers ou ces deux douzaines de mathématiciens qui utilisent GitHub pour travailler sur un livre commun.